La dictature de Paris et le CPE
Les États de Bretagne, sensibles à l'avenir économique et inquiets pour sa jeunesse sont scandalisés par la façon de procéder de l'Etat français.
Une modification de cette ampleur du code du travail devait être élaborée en conciliation avec les représentants des personnes concernés, c'est-à-dire les associations d'étudiants, les syndicats, les chefs d'entreprise, afin de trouver ensemble une solution .
La centralisation à outrance, que seule la France pratique en Europe, éclate au grand jour. Elle n’est pas une vraie démocratie, comme le croient un bonne majorité de Français et de Bretons. Encore une fois Paris impose ses lois et ses façons de voir.
En Bretagne, nous connaissons très bien la précarité de certaines familles, la difficulté pour un jeune de trouver un travail au pays, même si nous avons un très beau taux de réussite dans nos universités, puis l'émigration qui s'ensuit parfois pour assurer son avenir. Il est évident que le monde du travail a changé et qu'on ne peut plus nous garantir un parcours
"sécurisant" comme autrefois mais il est possible de trouver des solutions.
Nous appelons donc les jeunes bretons à être créatifs et ne pas s'en laisser imposer par une poignée de parisiens qui dictent leurs règles, que ce soit dans le monde du travail ou dans tout autre domaine.
Il est grand temps de reprendre nos libertés et de gérer les
problèmes nous-mêmes, sans Paris.
Pour les États de Bretagne
Hervé le Bévillon
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Par Herve le bevilon
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Le fonctionnement administratif de la Bretagne du 18ème siècle était relativement simple.
Les Etats de Bretagne décidaient, transmettaient la décision au parlement qui l'enregistrait et qui la transmettait à la Chancellerie pour diffusion dans le pays.
les Etats étaient composés des trois ordres : Clergé (le bas clergé n'était pas représenté), Noblesse, le nombre de ses représentants n'était pas fixé, et le Tiers qui représentait les villes. Les paysans qui représentaient 90 % de la population étaient purement et simplement oubliés. Mais pas tout à fait, car la petite noblesse, essentiellement des hobereaux, vivaient dans les mêmes conditions qu'eux.
Au début du 18ème siècle, les Etats créerent la commission intermédiaire. elle était chargée d'effectuer le travail défini par les états lors de leur tenues. Petit à petit elle devint presque un gouvernement. Elle était composée de bénévoles qui touchaient leurs indemnités de députés quand même.
Elle était si active que l'intendant du roi s'ennuyait fortement. Elle élisait un salarié, pas forcément issu de la noblesse, qui s'assurait du bon fonctionnement de l'ensemble : Etats, Parlement et Chancellerie.
herve
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Le fonctionnement de la Bretagne, province étrangère, au 18ème siècle était tout simple. Les trois ordres Clergé, Noblesse, Tiers-état élisaient leur représentants aux Etats de Bretagne. Les votes se faisaient par ordre et non par tête. Le bas clergé n'était pas représenté, ce qui était une grosse bêtise car c'était lui le plus proche du peuple : les paysans. Le haut clergé siégeait et suivait plutôt la noblesse. Celle-ci n'avait pas de membres imposés. Pendant les évènements de 1788 ils venaient à 915. Le Tiers, représentait les villes et n'avait que 47 représentants. Ceci n'était pas trop gràve car, comme je l'ai dit au-dessus, le vote se faisait par ordre.
Les Etats se réunissaient tous les deux ans. La tenue pouvait durer jusqu'à 6 mois. Ils se tenaient toujours dans une ville de Bretagne, qui profitait des dépenses des trois ordres. Les mendiants étaient payés pour aller mendier ailleurs. Quelque fois la somme était coquette. Les tavernes et les paysans des alentours faisaient des affaire pour nourir et abreuver tout ce monde.
C'est au début du 18ème siècle qu'apparut la commission intermédiaire . Elle était
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Les états de Bretagne avaient, jusqu'en 1789, un droit de veto sur les impôts arrivant de france. Bien sûr ça ne se passait pas tout seul. Parmi les impôts les plus connus, la gabelle (impôt sur le sel) n'était pas appliquée. Sous le règne de Louis XVI les Bretons payaient 5 fois moins d'impôts que les Français. La bretagne était une province "réputée estrangère", comme le Bearn, le Languedoc, le Cambresis....
Ces provinces étrangères avaient des "états", c'est à dire une assemblée parlementaire avec qui la france devait traiter. La grande préoccupation de l'époque c'était le recouvrement de l'impôt. Les Etats de Bretagne avaient trouver un arrangement avec la france : les états accordaient un Don Gratuit (avec un marchandage intense). Les Etats, en suite récupéraient cet impôt et l'attribuaient aux nécessités du moment. C'était un système presque démocratique qui fonctionnait grace à une création des Etats : la Commission Intermédiaire. J'en parlerait dans un autre article.
Aucune région, aucun pays ne peut fonctionner sans la maîtrise de l'impôt. Le système du Don Gratuit, n'est pas l'idéal mais aidait fortement le développement local. En Bretagne l'intendant du Roi s'emmerdait fermement.
Si les Etats provisoires arrivent a reconstituer l'assemblée de nos ailleux, il faudra que nous ayons la maîtrise de nos impôts. Et négocier avec la france un don gratuit à débatte chaque année.
Herve
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L'humour lourdingue de Jacky Berroyer et les réactions bretonnes.
Berroyer est un "comique" parisien qui a eu une petite notoriété quand il travaillait à "nulle part ailleurs" du temps de Gildas.
Il a commis une grosse connerie avec sa chanson contre les bretons. Vu de Paris il ne comprend pas pourquoi il a obtenu autant de critiques. Selon ses explications au "grand journal" de Denisot, il ne veut se facher avec personne, les paharmaciens, les épiciers et la bretons.
Etre Breton c'est faire partie d'une corporation. Les réactions bretonnes se comprennent bien, mais porter plainte pour incitation à la haine raciale nous fait passer pour des "Islamistes" qui ne hurlent pas après les carricatures de mahomet, mais contre une charge épaisse et conne supposée être de l'humour.
C'est évident que Berroyer n'est pas raciste, loin de là. Il fréquente l'extrème gauche hyperjacobine de charlie hebdo.
le poursuivre pour incitation à la haine raciale est une connerie qui nous retombera sur le bec.
herve
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